[Vallée du Rhône] La Cave de Lumières : 100 ans de coopération au pied du Luberon

par | Juin 10, 2025 | Autres appellations de la Vallée du Rhône, Echo du vignoble, Non classé | 0 commentaires

Située à Goult, dans le Vaucluse, au cœur du Parc naturel régional du Luberon, la Cave de Lumières a fêté ses 100 ans en janvier dernier. Forte de 56 coopérateurs, elle vinifie aujourd’hui près de 28 000 hl sur 487 ha en AOC Ventoux, AOC Luberon et IGP Vaucluse. Une coopérative dynamique, engagée dans une viticulture durable et tournée vers l’avenir.

Un savoir-faire historique
Depuis plusieurs années, l’ensemble du vignoble est certifié HVE (Haute Valeur Environnementale), une reconnaissance qui officialise des pratiques déjà bien ancrées : réduction des intrants, gestion raisonnée des insecticides, travail du sol… « Nous avons aujourd’hui cette certification mais nous pratiquions les procédés demandés depuis de nombreuses années dans une démarche de coopérateurs collectifs » explique Bruno Mille, président de la cave. De plus, 20 % des surfaces sont conduites en agriculture biologique, avec l’appui d’un technicien indépendant pour accompagner les vignerons dans une démarche qualitative.

Une gamme en bouteille bien valorisée
La vente directe en bouteilles représente 10 % de la production, via un caveau rénové en 2016. Trois gammes y sont proposées : Luminense, haut de gamme en rouge, Lumières, gamme traditionnelle, et Amaterra, dédiée aux vins biologiques.

La cuvée emblématique de la cave baptisée Aubépine (grenache, clairette et roussanne) présente l’originalité de réemployer sa bouteille sérigraphiée. Les clients du caveau ont ainsi une carte de fidélité qui vient se créditer en points au retour de la bouteille vide.

Adhérente aux labels Vallée du Rhône Terroirs d’accueil et Vignobles & Découvertes, la cave développe de nombreuses activités œnotouristiques : balades en mobylette dans les vignes, ateliers autour de la vinification, et bars à vins éphémères installés directement dans les vignes des coopérateurs. « Ces événements dans le Luberon, au plus près de nos parcelles, mènent vers une vraie rencontre avec notre terroir et permettent d’attirer une clientèle plus jeune », souligne Bruno Mille, président de la coopérative.

Olivier Muselet

Dans le secteur viticole, l’embauche de saisonniers est incontournable, notamment pendant les vendanges. Ce guide présente les principaux contrats, les formalités à respecter, les exonérations possibles et les particularités liées à l’embauche de travailleurs étrangers.

Contrats, obligations et outils pratiques

Le contrat saisonnier : un CDD adapté

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier, prévu par l’article L1242-2 du Code du travail, s’applique aux emplois liés aux saisons, comme les vendanges. Il ne concerne pas les surcroîts ponctuels d’activité.

👉 Un contrat saisonnier ne peut pas couvrir un besoin permanent de main-d’œuvre.

Clauses obligatoires

Un contrat saisonnier doit préciser :

  • le motif de recours (emploi saisonnier),

  • la date et l’heure d’embauche,

  • le lieu de travail,

  • la durée du contrat,

  • la période d’essai (si prévue),

  • l’emploi et les missions confiées,

  • la convention collective applicable,

  • la rémunération,

  • les coordonnées des organismes de retraite et prévoyance.

Deux formes existent :

  • Terme précis : fin prévue dès la signature,

  • Terme imprécis : fin indéterminée mais durée minimale obligatoire.

⚠️ Un CDD saisonnier sans écrit est automatiquement considéré comme un CDI.

Règles à retenir

  • Pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers, même avec le même salarié.

  • La succession de contrats saisonniers n’entraîne pas une requalification en CDI si le salarié ne travaille pas toutes les saisons.

  • Le contrat doit être remis dans les deux jours ouvrables après l’embauche.

  • Pas d’indemnité de fin de contrat sauf accord collectif spécifique.

        Le Tesa : un outil simplifié

        Le Titre Emploi Simplifié Agricole (Tesa) permet de gérer en ligne les démarches liées à l’embauche et à la paie via le site de la MSA.

        Deux versions existent :

        • Tesa simplifié : pour contrats courts,

        • Tesa+ : pour CDD ou CDI classiques.

        Avec le Tesa, l’employeur peut :

        • déclarer l’embauche,

        • éditer le contrat,

        • générer les bulletins de paie,

        • produire les attestations de fin de contrat.

              Exonérations de charges sociales : le dispositif TO-DE

              Depuis le 1er mai 2024, l’exonération TO-DE s’applique jusqu’à 1,25 SMIC.

              Avantages :

              • exonération de certaines cotisations patronales (ASA, AF),

              • prise en charge partielle par la MSA,

              • cumul possible avec la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires.

              Durée maximale : 119 jours par salarié et par année civile.

              Complémentaire santé et saisonniers

              Les employeurs doivent proposer une complémentaire santé collective, sauf si :

              • le contrat dure 3 mois ou moins,

              • ou si le salarié travaille moins de 15 h/semaine.

              Le versement santé

              Si le salarié remplit les conditions, il peut demander une aide pour financer sa mutuelle individuelle. Elle doit être sollicitée le jour de l’embauche.

              Montant : participation de l’employeur à sa mutuelle, majorée de 25 %, avec un minimum de 15 €.

              Grille de salaires (au 1er mai 2025)

              Selon la Convention Collective Nationale de la Production Agricole et CUMA :

              Palier Coefficient d’emploi Taux horaire brut minimum
              1 9 à 11 11,88 €
              2 12 à 16 11,97 €
              3 17 à 24 12,14 €
              4 25 à 35 12,40 €
              5 36 à 51 12,93 €
              6 52 à 73 13,54 €
              7 74 à 104 14,33 €
              8 105 à 143 15,32 €
              9 144 à 196 16,58 €
              10 197 à 270 18,36 €
              11 271 à 399 20,90 €
              12 400 23,88 €

              Dérogations au temps de travail

              En période de vendanges, la durée maximale hebdomadaire (48 h) peut être dépassée sous accord de la Dreets. Le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône et les FDSEA ont effectué une demande conjointe pour l’ensemble de l’aire d’appellation.

              ⚠️ Sont exclus de cette dérogation : les jeunes de moins de 18 ans.

              Pour aller plus loin

              magazine juin Vigneron cotes du rhone

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