[Violès-Sablet] Une nouvelle avancée majeure pour l’irrigation locale

par | Juin 20, 2025 | Côtes du Rhône Villages, Echo du vignoble | 0 commentaires

Le 20 mai, l’ASA Violes-Sablet a inauguré la première tranche de son ambitieux projet de modernisation du réseau d’irrigation. Une étape décisive qui concerne déjà 330 ha de vignes et de cultures, situés sur les secteurs de Plan de Dieu et des Côtes du Rhône. Cette première phase comprend 15 km de canalisations sous pression, reliées à 44 cabines connectées. Grâce à l’application Andromède développée par la société Aquadoc, les irrigants peuvent désormais piloter leur système d’arrosage à distance, via smartphone ou ordinateur. « Nous avons aussi installé des capteurs pour mesurer le vent et la pluie, parcelle par parcelle, afin de fournir des conseils d’irrigation personnalisés », explique Frédéric Guigues, président de l’ASA. Objectif : optimiser chaque goutte d’eau, en adaptant la pression selon les besoins réels, grâce à un système de variation de vitesse.

Sécuriser les récoltes face au changement climatique
Le projet marque un changement de paradigme pour l’irrigation locale. En passant du système gravitaire au réseau sous pression, les viticulteurs peuvent désormais envisager plus facilement le goutte-à-goutte, plus économe en eau et adapté à une agriculture moderne. Cette transformation ouvre aussi la voie à une diversification des cultures, tout en sécurisant les récoltes face aux aléas climatiques. « C’est un outil d’adaptation au changement climatique. Nous voulons accompagner le végétal tout en maintenant la qualité de nos vins », insiste Frédéric Guigues.

Un projet collectif au long cours
Pourtant, le chemin a été semé d’embûches. Le premier dossier, déposé en 2019, avait été rejeté car jugé trop ambitieux. Mais la persévérance a payé. Après un comité technique décisif à l’été 2020, le feu vert pour la phase 1 a été obtenu à l’été 2023. Les travaux ont démarré en juillet 2024 pour une mise en service fin décembre 2024. Ce projet d’un montant de 4,5 millions d’euros a été largement soutenu par l’État, la Région, la CNR et l’Agence de l’eau, entre autres. « Ce fut un vrai challenge, avec des obstacles financiers, réglementaires et logistiques. Mais notre pugnacité a payé. Je remercie tous les membres du bureau de l’ASA, les propriétaires et les partenaires pour leur engagement », a déclaré le président lors de l’inauguration.

Deux autres phases sont prévues pour étendre la modernisation à l’ensemble du territoire de l’ASA Violes-Sablet. Si la première étape a été un succès, les viticulteurs concernés attendent désormais la validation des financements pour la phase 2, dans l’espoir de voir le réseau sous pression s’élargir rapidement.

Isabelle Gibier

Dans le secteur viticole, l’embauche de saisonniers est incontournable, notamment pendant les vendanges. Ce guide présente les principaux contrats, les formalités à respecter, les exonérations possibles et les particularités liées à l’embauche de travailleurs étrangers.

Contrats, obligations et outils pratiques

Le contrat saisonnier : un CDD adapté

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier, prévu par l’article L1242-2 du Code du travail, s’applique aux emplois liés aux saisons, comme les vendanges. Il ne concerne pas les surcroîts ponctuels d’activité.

👉 Un contrat saisonnier ne peut pas couvrir un besoin permanent de main-d’œuvre.

Clauses obligatoires

Un contrat saisonnier doit préciser :

  • le motif de recours (emploi saisonnier),

  • la date et l’heure d’embauche,

  • le lieu de travail,

  • la durée du contrat,

  • la période d’essai (si prévue),

  • l’emploi et les missions confiées,

  • la convention collective applicable,

  • la rémunération,

  • les coordonnées des organismes de retraite et prévoyance.

Deux formes existent :

  • Terme précis : fin prévue dès la signature,

  • Terme imprécis : fin indéterminée mais durée minimale obligatoire.

⚠️ Un CDD saisonnier sans écrit est automatiquement considéré comme un CDI.

Règles à retenir

  • Pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers, même avec le même salarié.

  • La succession de contrats saisonniers n’entraîne pas une requalification en CDI si le salarié ne travaille pas toutes les saisons.

  • Le contrat doit être remis dans les deux jours ouvrables après l’embauche.

  • Pas d’indemnité de fin de contrat sauf accord collectif spécifique.

        Le Tesa : un outil simplifié

        Le Titre Emploi Simplifié Agricole (Tesa) permet de gérer en ligne les démarches liées à l’embauche et à la paie via le site de la MSA.

        Deux versions existent :

        • Tesa simplifié : pour contrats courts,

        • Tesa+ : pour CDD ou CDI classiques.

        Avec le Tesa, l’employeur peut :

        • déclarer l’embauche,

        • éditer le contrat,

        • générer les bulletins de paie,

        • produire les attestations de fin de contrat.

              Exonérations de charges sociales : le dispositif TO-DE

              Depuis le 1er mai 2024, l’exonération TO-DE s’applique jusqu’à 1,25 SMIC.

              Avantages :

              • exonération de certaines cotisations patronales (ASA, AF),

              • prise en charge partielle par la MSA,

              • cumul possible avec la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires.

              Durée maximale : 119 jours par salarié et par année civile.

              Complémentaire santé et saisonniers

              Les employeurs doivent proposer une complémentaire santé collective, sauf si :

              • le contrat dure 3 mois ou moins,

              • ou si le salarié travaille moins de 15 h/semaine.

              Le versement santé

              Si le salarié remplit les conditions, il peut demander une aide pour financer sa mutuelle individuelle. Elle doit être sollicitée le jour de l’embauche.

              Montant : participation de l’employeur à sa mutuelle, majorée de 25 %, avec un minimum de 15 €.

              Grille de salaires (au 1er mai 2025)

              Selon la Convention Collective Nationale de la Production Agricole et CUMA :

              Palier Coefficient d’emploi Taux horaire brut minimum
              1 9 à 11 11,88 €
              2 12 à 16 11,97 €
              3 17 à 24 12,14 €
              4 25 à 35 12,40 €
              5 36 à 51 12,93 €
              6 52 à 73 13,54 €
              7 74 à 104 14,33 €
              8 105 à 143 15,32 €
              9 144 à 196 16,58 €
              10 197 à 270 18,36 €
              11 271 à 399 20,90 €
              12 400 23,88 €

              Dérogations au temps de travail

              En période de vendanges, la durée maximale hebdomadaire (48 h) peut être dépassée sous accord de la Dreets. Le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône et les FDSEA ont effectué une demande conjointe pour l’ensemble de l’aire d’appellation.

              ⚠️ Sont exclus de cette dérogation : les jeunes de moins de 18 ans.

              Pour aller plus loin

              magazine juin Vigneron cotes du rhone

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