Vendredi 31 janvier, le Côtes du Rhône Villages Plan de Dieu a dévoilé son millésime 2024 lors de la 18ᵉ édition de sa dégustation annuelle. L’événement a rassemblé une cinquantaine de professionnels – œnologues, courtiers, négociants, cavistes et vignerons – venus découvrir des cuvées homogènes et de grande qualité.
Un millésime exceptionnel pour les 20 ans du Plan de Dieu
Cette édition avait une saveur particulière, Plan de Dieu célébrant cette année ses 20 ans. Avec 41 000 hl produits, soit un quart du volume total des Côtes du Rhône Villages, la dénomination s’impose comme l’une des plus dynamiques du secteur. Julien Latour, vigneron, se montre enthousiaste : « C’est le meilleur millésime que j’ai eu la chance de vinifier. Tout est à l’équilibre. » Même avis du côté d’Alain Aubert, co-président : « Je n’ai jamais vinifié avec autant de couleur ! 20 ans, c’est spécial ! »
Des projets d’envergure pour l’avenir
Pour marquer cet anniversaire, Plan de Dieu sera mis à l’honneur lors de l’inauguration du Salon de l’Agriculture le 25 février prochain. Une reconnaissance importante, comme l’explique Alain Aubert : « C’est un honneur que nous fait le département. Nous allons profiter de cet élan national pour mettre en avant notre appellation. » D’autres initiatives sont en préparation : l’introduction de la couleur blanc, pour diversifier l’offre de l’appellation ; la traditionnelle Balade gourmande prévue le 27 avril ; un nouvel événement estival, annoncé prochainement ; et une ambition de passage en Cru à moyen termes, signe des grandes aspirations du Côtes du Rhône Villages Plan de Dieu. Alain Aubert conclut avec un message fort : « Aujourd’hui, nous avons pleinement confiance en notre appellation,
d’autant plus avec un millésime particulièrement qualitatif et concentré, qui se bonifie dans nos caves. » Il alerte néanmoins sur les défis du secteur : « L’agriculture française fait trop souvent office de variable d’ajustement dans les négociations commerciales, sans que les efforts des producteurs soient reconnus à leur juste valeur. Il est donc primordial que nous unissions nos forces – producteurs, courtiers, metteurs en marché – pour résister aux sirènes ambiantes. »
Isabel Gibier