[Beaumes de Venise] Un siècle d’excellence et d’engagement

par | Avr 15, 2025 | Crus des Côtes du Rhône, Echo du vignoble | 0 commentaires

Les vignerons de Beaumes de Venise ont officiellement lancé les festivités des 100 ans de leurs appellations le 18 mars dernier, lors d’une conférence de presse au siège de l’ODG, un lieu chargé d’histoire. Jean-Paul Anrès, président du Syndicat de Beaumes de Venise, souligne : « Plus que des anniversaires, c’est l’occasion de mettre en lumière le travail passionné de nos vignerons. »

Une année de célébrations

En 2025, l’appellation a prévu un riche programme : dégustations grand public, collaborations avec des Chefs étoilés et une campagne numérique innovante pour valoriser la singularité des vins. Les traditionnels marché aux vins et Bodega du Muscat seront accompagnés de quatre soirées festives (24 mai à La Roque-Alric, 14 juin à  uzette, 12 juillet à Lafare, 8 août à Beaumes de Venise).

Deux appellations, un terroir d’exception
Claude Chabran, président de la section Producteurs, retrace l’histoire et la singularité des deux AOC.
> Le Muscat de Beaumes de Venise, AOC depuis 1945, est un Vin Doux Naturel issu du muscat à petits grains. Son histoire remonte aux Grecs antiques, puis à la Papauté qui en faisait le “Muscat des Papes”. Ses arômes d’agrumes confits, fruits exotiques et fleurs blanches en font un vin d’exception.
> L’AOP Beaumes de Venise rouge, qui obtient son statut de Cru en 2005, est élaborée à partir de grenache, syrah et mourvèdre. Elle se distingue par des notes de garrigue et de fruits rouges, reflétant la diversité des terroirs.

Les deux vins naissent sur des sols variés allant des terres rouges du Trias aux terres blondes du Miocène, en passant par les terres grises du Jurassique et les terres blanches du Crétacé. Cette diversité géologique, couplée à des altitudes variant de 80 à 500 mètres, confère une fraîcheur et une complexité uniques aux vins.

Un engagement durable et un patrimoine préservé

Depuis 1992, l’appellation est classée Paysage en reconquête, et en 1998, une charte environnementale a été signée pour limiter les intrants et protéger l’eau. Aujourd’hui, ces engagements se poursuivent avec l’intégration de cépages résistants et des pratiques écoresponsables. « Il est primordial de protéger notre territoire et de le transmettre aux générations futures », rappelle Jean-Paul Anrès. Les jeunes vignerons, à l’image de Gaëtan Leydier (domaine de Durban) et Valentin Soard (domaine de Fenouillet) s’investissent activement dans cette transition. « Nous voulons célébrer notre terroir et la convivialité », affirment-ils. Avec leur dynamisme et l’innovation de l’équipe communicante, nul doute que Beaumes de Venise continuera de briller sur la scène viticole.

Isabelle Gibier

Dans le secteur viticole, l’embauche de saisonniers est incontournable, notamment pendant les vendanges. Ce guide présente les principaux contrats, les formalités à respecter, les exonérations possibles et les particularités liées à l’embauche de travailleurs étrangers.

Contrats, obligations et outils pratiques

Le contrat saisonnier : un CDD adapté

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier, prévu par l’article L1242-2 du Code du travail, s’applique aux emplois liés aux saisons, comme les vendanges. Il ne concerne pas les surcroîts ponctuels d’activité.

👉 Un contrat saisonnier ne peut pas couvrir un besoin permanent de main-d’œuvre.

Clauses obligatoires

Un contrat saisonnier doit préciser :

  • le motif de recours (emploi saisonnier),

  • la date et l’heure d’embauche,

  • le lieu de travail,

  • la durée du contrat,

  • la période d’essai (si prévue),

  • l’emploi et les missions confiées,

  • la convention collective applicable,

  • la rémunération,

  • les coordonnées des organismes de retraite et prévoyance.

Deux formes existent :

  • Terme précis : fin prévue dès la signature,

  • Terme imprécis : fin indéterminée mais durée minimale obligatoire.

⚠️ Un CDD saisonnier sans écrit est automatiquement considéré comme un CDI.

Règles à retenir

  • Pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers, même avec le même salarié.

  • La succession de contrats saisonniers n’entraîne pas une requalification en CDI si le salarié ne travaille pas toutes les saisons.

  • Le contrat doit être remis dans les deux jours ouvrables après l’embauche.

  • Pas d’indemnité de fin de contrat sauf accord collectif spécifique.

        Le Tesa : un outil simplifié

        Le Titre Emploi Simplifié Agricole (Tesa) permet de gérer en ligne les démarches liées à l’embauche et à la paie via le site de la MSA.

        Deux versions existent :

        • Tesa simplifié : pour contrats courts,

        • Tesa+ : pour CDD ou CDI classiques.

        Avec le Tesa, l’employeur peut :

        • déclarer l’embauche,

        • éditer le contrat,

        • générer les bulletins de paie,

        • produire les attestations de fin de contrat.

              Exonérations de charges sociales : le dispositif TO-DE

              Depuis le 1er mai 2024, l’exonération TO-DE s’applique jusqu’à 1,25 SMIC.

              Avantages :

              • exonération de certaines cotisations patronales (ASA, AF),

              • prise en charge partielle par la MSA,

              • cumul possible avec la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires.

              Durée maximale : 119 jours par salarié et par année civile.

              Complémentaire santé et saisonniers

              Les employeurs doivent proposer une complémentaire santé collective, sauf si :

              • le contrat dure 3 mois ou moins,

              • ou si le salarié travaille moins de 15 h/semaine.

              Le versement santé

              Si le salarié remplit les conditions, il peut demander une aide pour financer sa mutuelle individuelle. Elle doit être sollicitée le jour de l’embauche.

              Montant : participation de l’employeur à sa mutuelle, majorée de 25 %, avec un minimum de 15 €.

              Grille de salaires (au 1er mai 2025)

              Selon la Convention Collective Nationale de la Production Agricole et CUMA :

              Palier Coefficient d’emploi Taux horaire brut minimum
              1 9 à 11 11,88 €
              2 12 à 16 11,97 €
              3 17 à 24 12,14 €
              4 25 à 35 12,40 €
              5 36 à 51 12,93 €
              6 52 à 73 13,54 €
              7 74 à 104 14,33 €
              8 105 à 143 15,32 €
              9 144 à 196 16,58 €
              10 197 à 270 18,36 €
              11 271 à 399 20,90 €
              12 400 23,88 €

              Dérogations au temps de travail

              En période de vendanges, la durée maximale hebdomadaire (48 h) peut être dépassée sous accord de la Dreets. Le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône et les FDSEA ont effectué une demande conjointe pour l’ensemble de l’aire d’appellation.

              ⚠️ Sont exclus de cette dérogation : les jeunes de moins de 18 ans.

              Pour aller plus loin

              magazine juin Vigneron cotes du rhone

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