[Cru des CDR]  Rencontres du Vin de Demain : cultiver la joie et l’engagement dans la filière viticole

par | Avr 15, 2025 | Crus des Côtes du Rhône, Echo du vignoble, TOUS | 0 commentaires

Les 12 et 13 mars derniers, la Cave de Tain a accueilli Les Rencontres du Vin de Demain. Un événement annuel organisé par les Vignerons Engagés, premier label RSE dédié à la filière viticole en France. Après avoir accueilli une précédente édition il y a dix ans, la coopérative de la Vallée du Rhône septentrionale retrouve cette année son rôle d’hôte. Avec 300 participants, 30 ateliers thématiques et 4 dégustations, ces deux jours ont permis d’aborder les enjeux liés à la transition écologique, la viabilité économique et le bien-être des acteurs de la filière.

Fédérer une filière en pleine mutation
Depuis 2010, l’association Vignerons en Développement Durable porte le label Vignerons Engagés. Elle réunit aujourd’hui 6000 vignerons et salariés et couvre 8 régions viticoles. Leurs Rencontres proposent un espace où les professionnels peuvent échanger sur les grands défis du secteur. Parmi les vignerons de la Vallée du Rhône présents cette année, on retrouve : la cave Jaillance, la Cave de Tain, Rhonéa, Les Vignerons de Tavel et Lirac, le Château la Nerthe, Les Vignerons du Mont Ventoux, le Cercle des vignerons du Rhône, la Famille Ravoire et
Les Vignerons Créateurs. « Cet événement permet de mesurer la force de la filière, de partager ses bonnes pratiques et de se retrouver ensemble dans une bonne entente », souligne Iris Borrut, directrice des Vignerons Engagés. « C’est un temps pour s’inspirer, s’interroger, prendre du recul et pour essayer de dessiner les contours d’une filière plus créative et alignée avec les limites planétaires » ajoute-t-elle.

Des thématiques inédites et des solutions concrètes
Dès l’ouverture de l’événement, Matthieu Dardaillon a posé les bases en apportant des outils concrets pour évoluer dans un monde en pleine mutation, marqué par des incertitudes économiques, des tensions géopolitiques et une crise écologique. Il a invité les participants à prendre du recul et à retrouver du sens et de la clarté, aussi bien à l’échelle individuelle que collective. Son intervention a naturellement fait émerger un fil rouge pour ces deux jours : “cultiver la joie”, une approche qui s’est imposée comme une évidence pour tous. Dans cette logique d’exploration et de remise en question, les Rencontres du Vin de Demain se veulent aussi un espace d’échange autour d’une large diversité de sujets. Parmi eux : l’œnotourisme inclusif, avec la question de l’adaptation aux personnes en situation de handicap, le Biochar, envisagé comme une solution d’adaptation à la sécheresse ou encore les équilibres économiques au vignoble et leur impact environnemental. « Apporter des solutions et des pistes d’actions est
une véritable bouffée d’air pour les participants », souligne Iris Borrut.

Santé mentale : une prise de conscience
Si les enjeux économiques et environnementaux restent centraux pour la filière, un autre sujet prend une place de plus en plus importante : la santé mentale. La forte affluence à certains ateliers en témoigne : “Ni hérisson, ni paillasson : affirmez votre leadership avec assertivité” et “Construire ma boussole professionnelle : comment identifier mes besoins prioritaires ?” ont affiché complet en un temps record, signe d’un besoin croissant d’accompagnement sur ces problématiques. Face à cet enjeu, Vignerons Engagés a d’ailleurs mis en place une formation spécifique en Premier Secours en Santé Mentale (PSSM). Elle vise à détecter les signes de détresse psychologique et à orienter les personnes concernées vers des professionnels compétents. Au-delà des thématiques abordées, c’est un autre constat qui s’impose après ces deux jours d’échanges : l’importance de créer du lien. Un sentiment partagé par les participants, dont les témoignages sont unanimes. En réunissant des vignerons engagés de toute la France à Tain l’Hermitage, ces Rencontres illustrent plus que jamais la nécessité de repenser collectivement l’avenir de la filière face aux défis du XXIe siècle.

Cécile de Blauwe

Dans le secteur viticole, l’embauche de saisonniers est incontournable, notamment pendant les vendanges. Ce guide présente les principaux contrats, les formalités à respecter, les exonérations possibles et les particularités liées à l’embauche de travailleurs étrangers.

Contrats, obligations et outils pratiques

Le contrat saisonnier : un CDD adapté

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier, prévu par l’article L1242-2 du Code du travail, s’applique aux emplois liés aux saisons, comme les vendanges. Il ne concerne pas les surcroîts ponctuels d’activité.

👉 Un contrat saisonnier ne peut pas couvrir un besoin permanent de main-d’œuvre.

Clauses obligatoires

Un contrat saisonnier doit préciser :

  • le motif de recours (emploi saisonnier),

  • la date et l’heure d’embauche,

  • le lieu de travail,

  • la durée du contrat,

  • la période d’essai (si prévue),

  • l’emploi et les missions confiées,

  • la convention collective applicable,

  • la rémunération,

  • les coordonnées des organismes de retraite et prévoyance.

Deux formes existent :

  • Terme précis : fin prévue dès la signature,

  • Terme imprécis : fin indéterminée mais durée minimale obligatoire.

⚠️ Un CDD saisonnier sans écrit est automatiquement considéré comme un CDI.

Règles à retenir

  • Pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers, même avec le même salarié.

  • La succession de contrats saisonniers n’entraîne pas une requalification en CDI si le salarié ne travaille pas toutes les saisons.

  • Le contrat doit être remis dans les deux jours ouvrables après l’embauche.

  • Pas d’indemnité de fin de contrat sauf accord collectif spécifique.

        Le Tesa : un outil simplifié

        Le Titre Emploi Simplifié Agricole (Tesa) permet de gérer en ligne les démarches liées à l’embauche et à la paie via le site de la MSA.

        Deux versions existent :

        • Tesa simplifié : pour contrats courts,

        • Tesa+ : pour CDD ou CDI classiques.

        Avec le Tesa, l’employeur peut :

        • déclarer l’embauche,

        • éditer le contrat,

        • générer les bulletins de paie,

        • produire les attestations de fin de contrat.

              Exonérations de charges sociales : le dispositif TO-DE

              Depuis le 1er mai 2024, l’exonération TO-DE s’applique jusqu’à 1,25 SMIC.

              Avantages :

              • exonération de certaines cotisations patronales (ASA, AF),

              • prise en charge partielle par la MSA,

              • cumul possible avec la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires.

              Durée maximale : 119 jours par salarié et par année civile.

              Complémentaire santé et saisonniers

              Les employeurs doivent proposer une complémentaire santé collective, sauf si :

              • le contrat dure 3 mois ou moins,

              • ou si le salarié travaille moins de 15 h/semaine.

              Le versement santé

              Si le salarié remplit les conditions, il peut demander une aide pour financer sa mutuelle individuelle. Elle doit être sollicitée le jour de l’embauche.

              Montant : participation de l’employeur à sa mutuelle, majorée de 25 %, avec un minimum de 15 €.

              Grille de salaires (au 1er mai 2025)

              Selon la Convention Collective Nationale de la Production Agricole et CUMA :

              Palier Coefficient d’emploi Taux horaire brut minimum
              1 9 à 11 11,88 €
              2 12 à 16 11,97 €
              3 17 à 24 12,14 €
              4 25 à 35 12,40 €
              5 36 à 51 12,93 €
              6 52 à 73 13,54 €
              7 74 à 104 14,33 €
              8 105 à 143 15,32 €
              9 144 à 196 16,58 €
              10 197 à 270 18,36 €
              11 271 à 399 20,90 €
              12 400 23,88 €

              Dérogations au temps de travail

              En période de vendanges, la durée maximale hebdomadaire (48 h) peut être dépassée sous accord de la Dreets. Le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône et les FDSEA ont effectué une demande conjointe pour l’ensemble de l’aire d’appellation.

              ⚠️ Sont exclus de cette dérogation : les jeunes de moins de 18 ans.

              Pour aller plus loin

              magazine juin Vigneron cotes du rhone

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