[CDRV Sainte-Cécile] Ca bouge à la Cave des Vignerons Réunis !

par | Jan 16, 2025 | Côtes du Rhône Villages, Echo du vignoble | 0 commentaires

La cave des Vignerons Réunis de Sainte-Cécile-les-Vignes se distingue par son dynamisme et ses nombreuses innovations. En multipliant les initiatives, elle prouve qu’audace et créativité peuvent faire toute la différence. Jean-Marc Pradinas, directeur, et Michel Arnoux, président, travaillent main dans la main avec leurs équipes pour porter haut la marque « Colombes des Vignes ». Et les résultats sont au rendez-vous.

La force des événementiels

Pour Sabine Castel, responsable ducaveau, les animations jouent un rôle clé : « Il y a un réel engouement de la part des visiteurs. Nous avons créé des soirées cocktails avec des recettes dédiées à base de vin. Ces soirées attirent une clientèle jeune ! »

Le calendrier des événements est riche : portes ouvertes, soirées à thème comme le Beach Rosé ou les Vendredis Gourmands, et même des idées cadeaux pour Noël.

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste, avec une campagne originale autour des petits lutins farceurs qui a marqué les esprits en décembre. Jérémy Granier, en charge des réseaux sociaux notamment, s’enthousiasme : « Cette dynamique a fait parler de nous ! »

Une gamme diversifiée

La cave propose une large palette devins : Côtes du Rhône fruités et légers, Côtes du Rhône Villages Sainte-Cécile, Plan de Dieu et Massif d’Uchaux, Crus des Côtes du Rhône, grands formats jusqu’à 9 litres ou cuvées originales, comme la désalcoolisée « Autrement ».

Sabine Castel met en avant cette diversité : « Nous nous adaptons aux goûts de chacun et à toutes les bourses. Nous avons même des cuvées éphémères, comme celle de Noël, aux notes épicées. »

Le caveau est un sérieux atout. Les ventes représentent 15% des volumes et 20% du chiffres d’affaires (avec le CHR et les expéditions privées). Jean-Marc Pradinas, le directeur confie : « Nous n’avons jamais négligé le caveau, nous l’avons toujours mis en avant. C’est notre vitrine, un caveau dynamique avec des animations diverses et variées. Nous participons également à de nombreux concours et nos vins médaillés sont encore une façon de toucher la clientèle ».

Des investissements d’entretien

La cave coopérative regroupe 268 coopérateurs pour une production de 110 000 hectolitres. Malgré des contraintes administratives lourdes, des investissements stratégiques sont réalisés. Michel Arnoux, président, explique : « Nous devons penser à l’avenir de la cave. Les investissements, certes réduits au minimum, sont tournés vers la qualité, avec l’entretien des cuves et des revêtements » s’insurgeant contre le poids des contraintes administratives et des contrôles.

Toujours plus loin

Côté innovation, les idées ne manquent pas. « Nous avons de nombreuses idées. La désalcoolisation en est une. Nous devons y aller le plus vite possible, mais sans se précipiter. Il faut assurer les marchés d’abord ! » explique le directeur.

Côtés blancs, 4 cuvées composent déjà la gamme dont 3 en Côtes du Rhône. Le dossier en cours pour un passage de Ste Cécile en blanc est également une avancée. Malgré tout, le directeur regrette que le Cahier des charges soit si contraignant et espère une simplification prochaine.

En attendant, la cave poursuit sa communication et dévoilera cet été une nouvelle cuvée désalcoolisée en blanc « Autrement » 10.1.

A suivre !


Isabelle Gibier

Dans le secteur viticole, l’embauche de saisonniers est incontournable, notamment pendant les vendanges. Ce guide présente les principaux contrats, les formalités à respecter, les exonérations possibles et les particularités liées à l’embauche de travailleurs étrangers.

Contrats, obligations et outils pratiques

Le contrat saisonnier : un CDD adapté

Le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier, prévu par l’article L1242-2 du Code du travail, s’applique aux emplois liés aux saisons, comme les vendanges. Il ne concerne pas les surcroîts ponctuels d’activité.

👉 Un contrat saisonnier ne peut pas couvrir un besoin permanent de main-d’œuvre.

Clauses obligatoires

Un contrat saisonnier doit préciser :

  • le motif de recours (emploi saisonnier),

  • la date et l’heure d’embauche,

  • le lieu de travail,

  • la durée du contrat,

  • la période d’essai (si prévue),

  • l’emploi et les missions confiées,

  • la convention collective applicable,

  • la rémunération,

  • les coordonnées des organismes de retraite et prévoyance.

Deux formes existent :

  • Terme précis : fin prévue dès la signature,

  • Terme imprécis : fin indéterminée mais durée minimale obligatoire.

⚠️ Un CDD saisonnier sans écrit est automatiquement considéré comme un CDI.

Règles à retenir

  • Pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers, même avec le même salarié.

  • La succession de contrats saisonniers n’entraîne pas une requalification en CDI si le salarié ne travaille pas toutes les saisons.

  • Le contrat doit être remis dans les deux jours ouvrables après l’embauche.

  • Pas d’indemnité de fin de contrat sauf accord collectif spécifique.

        Le Tesa : un outil simplifié

        Le Titre Emploi Simplifié Agricole (Tesa) permet de gérer en ligne les démarches liées à l’embauche et à la paie via le site de la MSA.

        Deux versions existent :

        • Tesa simplifié : pour contrats courts,

        • Tesa+ : pour CDD ou CDI classiques.

        Avec le Tesa, l’employeur peut :

        • déclarer l’embauche,

        • éditer le contrat,

        • générer les bulletins de paie,

        • produire les attestations de fin de contrat.

              Exonérations de charges sociales : le dispositif TO-DE

              Depuis le 1er mai 2024, l’exonération TO-DE s’applique jusqu’à 1,25 SMIC.

              Avantages :

              • exonération de certaines cotisations patronales (ASA, AF),

              • prise en charge partielle par la MSA,

              • cumul possible avec la déduction forfaitaire sur les heures supplémentaires.

              Durée maximale : 119 jours par salarié et par année civile.

              Complémentaire santé et saisonniers

              Les employeurs doivent proposer une complémentaire santé collective, sauf si :

              • le contrat dure 3 mois ou moins,

              • ou si le salarié travaille moins de 15 h/semaine.

              Le versement santé

              Si le salarié remplit les conditions, il peut demander une aide pour financer sa mutuelle individuelle. Elle doit être sollicitée le jour de l’embauche.

              Montant : participation de l’employeur à sa mutuelle, majorée de 25 %, avec un minimum de 15 €.

              Grille de salaires (au 1er mai 2025)

              Selon la Convention Collective Nationale de la Production Agricole et CUMA :

              Palier Coefficient d’emploi Taux horaire brut minimum
              1 9 à 11 11,88 €
              2 12 à 16 11,97 €
              3 17 à 24 12,14 €
              4 25 à 35 12,40 €
              5 36 à 51 12,93 €
              6 52 à 73 13,54 €
              7 74 à 104 14,33 €
              8 105 à 143 15,32 €
              9 144 à 196 16,58 €
              10 197 à 270 18,36 €
              11 271 à 399 20,90 €
              12 400 23,88 €

              Dérogations au temps de travail

              En période de vendanges, la durée maximale hebdomadaire (48 h) peut être dépassée sous accord de la Dreets. Le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône et les FDSEA ont effectué une demande conjointe pour l’ensemble de l’aire d’appellation.

              ⚠️ Sont exclus de cette dérogation : les jeunes de moins de 18 ans.

              Pour aller plus loin

              magazine juin Vigneron cotes du rhone

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